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dimanche 11 avril 2021

Projet de valorisation patrimoniale aux forges de Trignac


 Un article dans le magazine du Département

Dans le dernier numéro du magazine du département de Loire-Atlantique (n°169 - avril/mai 2021) est présenté un petit encart sur les forges de Trignac, aux portes de Saint-Nazaire. De l'ancien site métallurgique mis en service en 1879 et éteint définitivement au début des années 1940, il ne reste plus qu'un petit hectare de friches sur les 90 qui existaient initialement. Il s'agit pourtant là d'un des sites majeurs de la mémoire ouvrière de la région nazairienne.

Le Département insiste sur un projet, initié par la commune, de valorisation patrimoniale de ces lieux, passant par la valorisation de la nature qui a pris possession du site. L'idée n'est pas nouvelle, un mémoire l'évoquait déjà dès 1984. 

Un projet d'ouvrage pour l'automne

Le site des forges de Trignac, bénéficiant d'un intérêt historiographique récemment renouvelé, sera un des thèmes au cœur du prochain ouvrage de l'AREMORS (Association de Recherches et d'Etudes sur le Mouvement Ouvrier de la Région de Saint-Nazaire), dont la publication est prévue cet automne, avec des photos inédites du site.


mercredi 21 novembre 2018

Dans l'Eclaireur cette semaine...


Près de Châteaubriant, une association fait revivre l’histoire du site des Forges

L'association des Amis de la Forge neuve de Moisdon-la-Rivière (Loire-Atlantique), créée en 1995, est présidée par Gisèle Piton, une véritable spécialiste de l'histoire du site.

Le site des forges de Moisdon peut se visiter.
Le site des forges de Moisdon peut se visiter. (©L’Eclaireur de Châteaubriant)
Il faut remonter en 1668 pour trouver les premières traces de forges à Moisdon-la-Rivière (Loire-Atlantique). Le Prince Louis II de Bourbon-Condé, seigneur et baron de Châteaubriant (Loire-Atlantique), décide alors d’utiliser les nombreuses minières du Pays de Châteaubriant. Le 2 décembre 1668, le Conseil des Princes décide la construction d’une « usine à fer », au lieu-dit Le Moulin Péan, près du Don.
Le site de la Forge neuve comprend deux hauts fourneaux (permettant la réalisation de la fonte), une forge d’affinerie (elle transforme la fonte en fer), un atelier de fonderie (pour réaliser des grandes barres de fer standardisées), deux halles à charbon et des logements (ouvriers et maisons de maîtres).

Fin de l’activité en 1869

« C’est au XVIIIe siècle que le site connaîtra son apogée, relate avec passion la présidente de l’association des Amis de la Forge neuve, Moisdonnaise de naissance, Gisèle Piton. C’est en 1869 que toute activité va cesser sur le site des forges, où l’on faisait de l’industrie métallurgique traditionnelle. »
En 1985, le site a été classé aux Monuments historiques. Aujourd’hui, il se visite l’été et les week-ends. Gisèle Piton propose également des visites guidées à la demande, une quinzaine par an. Elle a créé une association en 1995 pour que ce riche patrimoine des forges puisse se transmettre.
À l’époque, j’ai réalisé un mémoire sur le monde des forges et sur le côté patrimonial. J’ai interrogé la population locale et des politiques, je me suis plongée dans les archives… Les forges de Moisdon, ce sont des siècles d’histoire. L’activité a duré deux siècles, il y avait en permanence près de 50 personnes qui y travaillaient. Et cela profitait à toute la commune. Pour preuve, il y avait 2 700 habitants à Moisdon en 1852 ! »

Une vingtaine de membres dans l’association

Afin « d’animer et de promouvoir l’ancien site industriel », l’association des Amis de la Forge a vu le jour il y a plus de 20 ans et est toujours active aujourd’hui. « Nous sommes aujourd’hui une vingtaine de membres, dont quelques jeunes. Il y a un peu de renouvellement, mais pas assez. Aujourd’hui, c’est la communauté de communes qui s’occupe des visites sur le site. Mais on s’intéresse toujours au suivi du musée, car plus de 3 000 personnes y viennent chaque année. »

Gisèle Piton est la présidente des Amis de la Forge neuve.
Gisèle Piton est la présidente des Amis de la Forge neuve. (©L’Eclaireur de Châteaubriant)
L’association organise ainsi un marché d’automne, chaque année, qui attire plus de 1 000 personnes. Une bourse aux plantes est également mise en place, tout comme des ateliers pour les enfants. Les Amis de la Forge ont aussi fait un partenariat avec Bretagne vivante, pour protéger la lande et le sentier piétonnier qui entoure le site.
Un sentier ouvert en 2001 qui sera bientôt repensé.
On est en train de repenser le cheminement du musée et du chemin. Il faut repenser la trame, adapter les explications, être plus ludique. On aimerait développer les visites de scolaires sur le site, et cela va dans ce sens. »