Dans le dernier numéro du magazine du département de Loire-Atlantique (n°169 - avril/mai 2021) est présenté un petit encart sur les forges de Trignac, aux portes de Saint-Nazaire. De l'ancien site métallurgique mis en service en 1879 et éteint définitivement au début des années 1940, il ne reste plus qu'un petit hectare de friches sur les 90 qui existaient initialement. Il s'agit pourtant là d'un des sites majeurs de la mémoire ouvrière de la région nazairienne.
Le Département insiste sur un projet, initié par la commune, de valorisation patrimoniale de ces lieux, passant par la valorisation de la nature qui a pris possession du site. L'idée n'est pas nouvelle, un mémoire l'évoquait déjà dès 1984.
Un projet d'ouvrage pour l'automne
Le site des forges de Trignac, bénéficiant d'un intérêt historiographique récemment renouvelé, sera un des thèmes au cœur du prochain ouvrage de l'AREMORS (Association de Recherches et d'Etudes sur le Mouvement Ouvrier de la Région de Saint-Nazaire), dont la publication est prévue cet automne, avec des photos inédites du site.
Près de Châteaubriant, une association fait revivre l’histoire du site des Forges
L'association des Amis de la Forge neuve
de Moisdon-la-Rivière (Loire-Atlantique), créée en 1995, est présidée
par Gisèle Piton, une véritable spécialiste de l'histoire du site.
« C’est au XVIIIe siècle que le site connaîtra son apogée, relate avec passion la présidente de l’association des Amis de la Forge neuve,
Moisdonnaise de naissance, Gisèle Piton. C’est en 1869 que toute
activité va cesser sur le site des forges, où l’on faisait de
l’industrie métallurgique traditionnelle. »
En 1985, le site a été classé aux Monuments historiques.
Aujourd’hui, il se visite l’été et les week-ends. Gisèle Piton propose
également des visites guidées à la demande, une quinzaine par an. Elle a
créé une association en 1995 pour que ce riche patrimoine des forges
puisse se transmettre.
À l’époque, j’ai réalisé un mémoire sur le monde des
forges et sur le côté patrimonial. J’ai interrogé la population locale
et des politiques, je me suis plongée dans les archives… Les forges de
Moisdon, ce sont des siècles d’histoire. L’activité a duré deux siècles,
il y avait en permanence près de 50 personnes qui y travaillaient. Et
cela profitait à toute la commune. Pour preuve, il y avait 2 700
habitants à Moisdon en 1852 ! »
Une vingtaine de membres dans l’association
Afin « d’animer et de promouvoir l’ancien site industriel »,
l’association des Amis de la Forge a vu le jour il y a plus de 20 ans et
est toujours active aujourd’hui. « Nous sommes aujourd’hui une
vingtaine de membres, dont quelques jeunes. Il y a un peu de
renouvellement, mais pas assez. Aujourd’hui, c’est la communauté de
communes qui s’occupe des visites sur le site. Mais on s’intéresse
toujours au suivi du musée, car plus de 3 000 personnes y viennent
chaque année. »
On est en train de repenser le cheminement du musée et du
chemin. Il faut repenser la trame, adapter les explications, être plus
ludique. On aimerait développer les visites de scolaires sur le site, et
cela va dans ce sens. »